Rien de bien extraordinaire à signaler depuis ce début d’année, si ce n’est trois parutions en provenance de la famille Warp/Rephlex.
Tout d’abord "Trans Canada Highway", le nouveau single de BOARDS OF CANADA, qui comme leur nom l’indique sont Ecossais.
Il s’agit en fait ici du Single de "Dayvan Cowboy", morceau tiré de leur dernier album "The Campfire Headphase", de son remix par Odd Nosdam de la maison Anticon et de quatre inédits dans la même veine que les morceaux parus l’an dernier.
Le remix est presque décevant car beaucoup plus ambient que l’original et sans cette fameuse patte Anticon.
Côté inédits, là aussi nous restons un peu sur notre faim car deux d’entre eux sont de simples plages ambient d’une minute.
Seul point positif qui sauve la baraque, le merveilleux "Left Side Drive", une ballade sidérale dont eux seuls ont le secret et qui donne envie de se mettre à rouler à gauche en leur compagnie, si tant est que les autoroutes de l’espace respectent le code britannique.
C’est donc par la droite que l’on risquera de doubler leurs deux camarades d'écurie de PLAID en petite embarcation légère, mais qui pour une fois transporteront un passager en la personne de Bob Jaroc, leur vidéaste attitré.
Petite originalité en effet pour ce sixième album, "Greedy Baby" est enrichi d’un DVD regroupant les clips de tous les titres plus des bonus.
Et le moins que l’on puisse dire est que les images de Bob complètent parfaitement les sons de Ed et Andy. Côté images, mention spéciale pour le clip de "The Return of Super Barrio", dessin animé très politisé mettant en scène un catcheur mexicain très touchant.
Côté sons, un morceau survole le lot. Il s’agit de "I Citizen The Loathesome", sorte de comptine vicieuse à la mélodie insidieuse qui s’empare de nos tympans pour ne plus les quitter, à la manière d’un "Windowlicker" sous Valium.
Cela faisait bien longtemps, depuis "Eyen" en 2001, que Plaid ne nous avait pas gratifiés d’un tel tube.
Sur ces chemins escarpés semés d’embûches, d’accidents numériques et de souffles analogiques, il faudra se méfier du chauffard aux mille visages qui terrorise les braves routards intergalactiques. Courant pour la firme voisine Rephlex dont il est le seul maître à bord, Richard D. James, ici sous la double casaque APHEX TWIN / AFX, nous livre sous forme d’un CD album, une compilation de la série de singles rares sortis l’an dernier sous les noms "Analord" 1 à 11 et qui, regroupés, deviennent logiquement "Chosen Lords".
Sans être un véritable nouvel album, cette sélection tient plutôt bien la route et laisse de sérieuses traces de gomme là où le précédent "Drukqs", cinq ans auparavant, ne nous avait procuré que des sorties de route et des nausées intempestives.
Revenu à ses premières amours, le pilote schizophrène enchaîne les vitesses jusqu’à nous laisser, exsangues, sur le bord de la route, à essayer de reprendre nos esprits après nous avoir infligé par surprise un coup du lapin au nom imbitable de "PWSteal.Ldpinch.D".
Mais qu’a-t-il donc consommé cette fois-ci pour délivrer cet hymne dancefloor qui navigue en eaux troubles entre les soiffards d’Arab Strap et les acidités d’une House pour Punks débiles ?
Exceptionnellement, on tolérera les taux excessifs de Testostérone et on lui fournira même une double dose si d’aventure il voulait reprendre le volant…
Par Jeff
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Publié dans : Musique
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